lundi 19 septembre 2011

La graphie "vingt", intervenue après le moyen-âgeux "vint", est donc bien une fausse régression...

Voici le premier d’une série de 20 poèmes, qui seront postés durant 20 jours.
Pourquoi 20 ?
Pas de raison réelle.
Notons peut-être deux choses.
Que le nombre 20 est un « nombre Harshad », ce qui signifie
1 -en mathématiques, qu’il s’agit d’un entier divisible par la somme de ses chiffres dans une base de données - mais ça, à vrai dire, je m’en moque
2 -beaucoup plus joliment, que ce nom lui a été donné par le mathématicien Dattatreya Ramachandra Kaprekar - dont le patronyme fait lui-même rêver -, et signifie, en sanskrit, "grande joie".
Que les Celtes, qui comptaient – comme le reste de l’humanité – avec leurs doigts, inventèrent la numérotation vigésimale (donc à partir d’une base de 20 ) parce qu’au lieu de s’arrêter aux seuls doigts des mains, ils décidèrent de continuer avec leurs orteils, et que ça, c’est le genre d’anecdote que j’affectionne particulièrement - bien que tombée dans l’oubli, on doit malgré tout à cette base de 20 notre « quatre-vingt », qui supplante toujours le « huitante » ou « octante » traditionnel… -

Finissons cette courte introduction en citant Eugène Guillevic, l’un des derniers poète-druide de notre époque, pour lequel, en poésie, tout consiste à « choisir le mot juste pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas ». Et laissons-le ouvrir cette série.


(A Sylvie)

Ils sont beaucoup
Pour dire qu’il y a eu
Des jours meilleurs
Et pleurer.

Comme pleure le temps
A travers les saules.

Nous ne sommes
Ni le temps ni les saules.

Nous fêtons
Ce maintenant qui s’agrandit.

Eugène Guillevic, dit « Guillevic », 1907 - 1997

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