En avril 2014, une petite maison d'édition indépendante basée à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, sort un petit fascicule d'une centaine de pages au titre peu convivial : Egodialogues. Magie d'internet et des réseaux sociaux, le livre, qui compile des conversations absurdes entre interlocuteurs plutôt bas du front, connaît un succès phénoménal.
vendredi 30 janvier 2015
lundi 26 janvier 2015
« C’est un garçon sans importance collective : c’est tout juste un individu. » (L.F Céline)
C’était un siècle où tout le monde y allait de son
épanchement : l’époque était à la fois foisonnante et putride, comme un
champ couvert de fleurs sans bouquet refusant obstinément de faner.
D’innombrables musiciens entamaient d’inexistantes tournées par une date unique rebondissant avec emphase sur la sortie morose d’un inutile album autoproduit jeté en pâture à l’indifférence de sites de partage payants, avec une dette auprès d’un graphiste indépendant lui-même au bord de l’incognito.
D’innombrables musiciens entamaient d’inexistantes tournées par une date unique rebondissant avec emphase sur la sortie morose d’un inutile album autoproduit jeté en pâture à l’indifférence de sites de partage payants, avec une dette auprès d’un graphiste indépendant lui-même au bord de l’incognito.
mercredi 17 décembre 2014
Lonesome reader
Christopher Cook est né au pays des cowboys mais en plus, précisément dans l’état des
cowboys, comme Bush et Mel Gibson.
Il a été marqué au fer rouge de la religion, comme tous les gamins de ces familles de Rednecks peuplant ce Texas fondamentaliste et caricatural.
Sachant qu’un écrivain de ce sud-là, par essence, ne peut rarement se défaire de l’atavisme consistant à dépeindre son pays et les hommes qui y vivent, Christopher Cook a beau s’être expatrié entre le Mexique et l’Europe il ne faillit pas à la règle : il parle du Texas.
Sauf que chez Cook, les cowboys du « Lone Star State » ne ressemblent plus davantage à Davy Crockett qu’aux héros de Fort Alamo : amenés, au mieux, à finir ouvriers dans le pétrole ils sont simples, crus et vibrants de laides vérités.
Les mots terriblement précis de Cook les animent à travers des dialogues taillés au couteau directement dans le corps du texte, dans un style aussi racé qu’un Stetson.
Voilà une excellente raison de monter à l’arrière de ce pick-up XXL et de partir droit sur la piste du sublime « Langues de Feu » : claques, solitudes, ankyloses, drames et bouffage de poussière assurés.
Il a été marqué au fer rouge de la religion, comme tous les gamins de ces familles de Rednecks peuplant ce Texas fondamentaliste et caricatural.
Sachant qu’un écrivain de ce sud-là, par essence, ne peut rarement se défaire de l’atavisme consistant à dépeindre son pays et les hommes qui y vivent, Christopher Cook a beau s’être expatrié entre le Mexique et l’Europe il ne faillit pas à la règle : il parle du Texas.
Sauf que chez Cook, les cowboys du « Lone Star State » ne ressemblent plus davantage à Davy Crockett qu’aux héros de Fort Alamo : amenés, au mieux, à finir ouvriers dans le pétrole ils sont simples, crus et vibrants de laides vérités.
Les mots terriblement précis de Cook les animent à travers des dialogues taillés au couteau directement dans le corps du texte, dans un style aussi racé qu’un Stetson.
Voilà une excellente raison de monter à l’arrière de ce pick-up XXL et de partir droit sur la piste du sublime « Langues de Feu » : claques, solitudes, ankyloses, drames et bouffage de poussière assurés.
mardi 14 octobre 2014
vendredi 12 septembre 2014
Putain, 5 ans... et 4 H.
lundi 30 juin 2014
Un couvre-feu pour les jeunes.
A vrai dire, j’ai regardé sans la moindre passion la génération populaire dépourvue de toute aspiration se présenter aux portes du
monde médiatique avec l’avidité du challenger. Je ne vais
pas m’échiner ici à essayer de livrer une analyse tentant de sortir du lot,
tant il n’y a plus rien d’intelligent à
dire de tout ça.
Mais voilà que m’interpelle, à force
d’avoir eu, cette année, à sur-côtoyer les enfants des couches les plus aisées de la population,
autre chose : la même terrible vacuité qui les touche. J’ai pu constater à quel point, pareillement,
ils érigent la Marque en valeur refuge : bizarrement, ils l’arborent aussi
comme un trophée. Or, ce qui peut sembler logique pour les adolescents désargentés
des couches populaires, qui éprouvent le besoin d’afficher ce dépassement de
leur propre condition sociale à travers la possession de vêtements, accessoires
et objets griffés promettant l’épanouissement personnel et la valorisation
ultime du Moi, m’a apparu assez stupide chez les plus riches.
jeudi 12 juin 2014
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